Montréal, le 9 avril 2009 – Droits et Démocratie dénonce l’agression et la tentative d’enlèvement par la police mauritanienne de M. Boubacar Messaoud, président de SOS-Esclaves et membre commissaire de la Commission nationale des droits de l’homme de Mauritanie, partenaires de Droits et Démocratie depuis 2007.
Boubacar Messaoud a été agressé et brutalisé le 2 avril dernier par les forces de l’ordre dans les rues de Nouakchott, la capitale, lors d’une manifestation organisée en vue de dénoncer les élections présidentielles de juin prochain. Les représentants des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, dont des organisations de défense des droits de la personne, prenaient part au rassemblement. Plusieurs manifestants, en majorité des opposants politiques, ont également été battus par la police. Selon les informations reçues, le président de SOS-Esclaves, M. Messaoud, y assistait en qualité d’observateur désigné par la Commission nationale des droits de l'homme de la Mauritanie.
« Les nouvelles qui nous parviennent de Mauritanie sont très inquiétantes. Le gouvernement a le devoir de protéger ses citoyens. Ce geste inacceptable met en jeu la crédibilité des institutions nationales », a déclaré Rémy M. Beauregard, président de Droits et Démocratie (le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique).
Droits et Démocratie demande à la junte militaire au pouvoir de respecter les droits humains de ses citoyens, y compris celui de manifester leur opposition et d’exprimer publiquement leurs opinions politiques. Droits et Démocratie demande, en outre, au régime militaire mauritanien de cesser tout acte de répression à l’égard des défenseurs des droits humains de son pays et de se conformer à la Déclaration universelle des droits de l’homme et aux instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de la personne ratifiés par la Mauritanie.
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