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Asie > Birmanie
Vue d'ensemble

Sous le joug militaire depuis 1962, la Birmanie est gouvernée par l’un des régimes les plus brutaux et les plus corrompus au monde. La junte militaire, baptisée Conseil d’État pour la paix et le développement (State of Peace and Development Council, SPDC), fait régner un climat de terreur et refuse obstinément de céder le pouvoir à la Ligue nationale pour la démocratie (National League for Democracy, NLD), qui, avec 82 % des suffrages, a remporté une victoire écrasante lors des élections démocratiques de 1990. Jusqu’à maintenant, le SPDC a empêché l’assemblée élue de se réunir.
La population de Birmanie est victime de graves violations des droits humains, notamment les exécutions sommaires et arbitraires, la torture, les enlèvements, les arrestations et les emprisonnements sans procès, le recours répandu et systématique au viol et au travail forcé, la négation des libertés fondamentales, dont la liberté d’assemblée, d’association et d’expression, le recrutement d’enfants soldats et les déplacements massifs des populations civiles.
Présentement, on compte environ 1 100 prisonniers politiques en Birmanie. La prisonnière la plus connue est Daw Aung San Suu Kyi, dirigeante de la NLD et lauréate du prix Nobel de la paix, qui est encore aujourd’hui privée de sa liberté après avoir passé plus de 11 ans de sa vie en résidence surveillée.
Les généraux birmans tentent présentement de promouvoir leur propre version des « réformes démocratiques », en cherchant à légitimer et à asseoir de façon permanente le rôle des militaires dans la gouvernance du pays par la convocation d’une nouvelle Convention nationale sur la constitution (Convention nationale).
Programme
Droits et Démocratie travaille en étroite collaboration avec le Gouvernement de coalition nationale de l’Union de Birmanie (National Coalition Government of the Union of Burma, NCGUB), en exil, et des ONG canadiennes, en particulier Amis canadiens de la Birmanie (Canadian Friends of Burma, CFOB), afin de porter la cause de la Birmanie devant les instances canadiennes, régionales et internationales. L’organisme soutient aussi une organisation locale de défense des droits des femmes, l’Union des femmes de Birmanie (Burmese Women Union, BWU), qui encourage la participation des femmes birmanes aux mouvements démocratiques et qui travaille dans les régions frontalières.