Investissements et droits humains : Tibet

En mars 2005, l’entreprise canadienne Nortel a annoncé la conclusion d’un accord avec le ministère des Chemins de fer de la Chine prévoyant la mise en place d’un réseau de communication numérique sans fil pour une nouvelle liaison ferroviaire devant être construite au Tibet. La technologie employée, appelée GSM-R (Global System for

Mobile Communications for Railways), est une composante essentielle du système de communication du réseau ferroviaire. Et les systèmes de communications pour chemins de fer sont l’un des points de mire du projet chinois du Bouclier d’or, un vaste réseau de surveillance ayant pour fonction de contrôler et de surveiller les échanges d’information et les activités des citoyens. L’étude de cas a été réalisée ex ante (à priori) ; elle a permis d’examiner les impacts potentiels futurs de l’utilisation de ces technologies de la communication sur les droits des Tibétains à la vie privée, à la sécurité de la personne, à la liberté d’expression et à l’autodétermination.

L’étude de cas soulève la question de la complicité des entreprises dans le cadre de partenariats public-privé, en particulier dans les États non démocratiques où les violations des droits humains sont systémiques. Elle examine également les obligations en matière de droits humains du pays d’origine de l’entreprise en ce qui a trait à l’exportation de technologies à double usage.

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Équipe de Recherche

Équipe de recherche au Tibet et en Chine :
Anonyme pour des raisons de sécurité

Conseiller technique

Greg Walton, UK, auteur du Bouclier d’Or de la Chine